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Du 22 au 27 avril 2019, a lieu la Fashion Revolution Week en France. Une semaine consacrée à changer les choses, à consommer plus responsable pour encourager le changement. La fashion revolution, c’est la prise de conscience que l’industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante après le pétrole, et qu’elle génère un nouveau type d’esclavage lié à la globalisation. En effet, avec l’avènement des réseaux sociaux et des influenceurs, la mode va beaucoup plus vite, l’Homme produit une quantité énorme de déchets textiles. Les conditions de travail des travailleurs de l'industrie textile est souvent déplorable, proche de l'esclavage moderne dans certains pays. De plus, on peut constater une pollution alarmante des eaux potables dans les régions sensibles, liée aux opérations de teinture et de traitement des vêtements. Face à cette situation écologique et sociale alarmante, Maibujé vous propose d’agir à votre échelle pour changer la donne. Dans cet article, nous verrons ce qu’est la fashion révolution en chiffres, et ce que vous pouvez faire pour participer à ce mouvement.

 

La fashion révolution en chiffres.

La #fashionrevolution, c'est aller à rebours de la fast fashion, en transformant son dressing vers une consommation de vêtements plus slow et responsable La fast fashion, c’est la mode qui va trop vite. Et les dégâts de la fast fashion sont énormes. Dans le monde, environ 80 milliards de vêtements sont fabriqués par les usines chaque année. Plus de 30% part à la poubelle : on pourrait remplir un stade de foot avec les vêtements jetés par les anglais chaque année. Les réserves d'eau de la Planète sont également très touchées : pour produire un simple T-shirt, de la récolte du coton à la vente au client, il faut environ 3000 litres d’eau, soit l’eau qu’un humain boit en trois ans. Autre source de pollution, les traitements chimiques : our fabriquer un jean, il faut 1000 litres, soi de quoi prendre 300 douches. Que dire des déchets énormes générés par les achats compulsifs ? Un Américain moyen jette 100 $ de vêtements tous les ans, qui ne sont pas recyclés pour l’écrasante majorité. Pourtant, 95% des vêtements qui sont jetés peuvent être recyclés ou surcyclés, et connaître une deuxième vie. La pollution de l'air est directement impactée par les transports des vêtements d'un bout à l'autre des océans : un foyer consomme l’équivalent d’1,5 tonnes de CO2 en vêtements par an, ce qui équivaudrait aux rejets carbone de 6000 voitures en même temps. Enfin, une femme britannique a dans son placard en moyenne de 22 tenues qu’elle ne portera jamais, soit entre 300 et 400 euros de vêtements qui ne seront jamais portés.

 

Comment être un fashion révolutionnaire ?

Pour être fashion révolutionnaire, l’essentiel est de repenser sa manière de voir son dressing. Plutôt que d’accumuler des pièces de mauvaise qualité, le but est de valoriser les vêtements qui ont une histoire. Avant d’acheter un énième t-shirt blanc, se demander “es-ce que j’ai vraiment besoin de ce vêtement ? Es-ce que je n’ai pas déjà un vêtement similaire dans ma garde-robe ?" Choisir moins de vêtements, mais les choisir mieux, c’est la devise de la #slowfashion. Et si vous voulez ajouter une nouvelle pièce dans votre dressing, comment la choisir ? Deux paramètres sont à prendre en compte : la source, et la matière. La source, parce qu’on a pas envie d’acheter un vêtement qui ait été fabriqué par des enfants au bangladesh, mais pas des travailleurs rémunérés au juste prix. Valoriser les savoir-faire locaux, connaître l’origine de nos vêtements ; c’est le but du hashtag #whomademyclothes. La matière, parce que les matières plastiques qui composent la plupart des vêtements cheap sont une des plus grandes sources de pollution de la planète. Et que faire des vêtements dont on veut se séparer ? Il y a mille manières de leur donner une deuxième vie : réparer, trier, recycler, recoudre, donner, revendre… Le but est d’éviter au maximum le gaspillage et la surconsommation de vêtements.

 

mayamiko maibuje fashion revolution
Les vêtements éthiques et responsables de Mayamiko

 

La Fashion Revolution for Africa by Maibujé

La fashion revolution pour l’Afrique, c’est la révolution qui prend d’abord conscience de la richesse artisanale du Continent Africain. Plutôt que de rester sur une image un peu cliché de l’Afrique, d’être bloqué sur le classique boubou africain en wax, Maibujé vous propose de redécouvrir les richesses des savoir-faire locaux de l’Afrique à travers les marques et créateurs exclusifs de notre shop. L’Afrique voit grandir des milliers de jeunes designers, créateurs et marques qui valorisent des traditions textiles de l’Afrique. Ces designers, comme Mayamiko au Malawi ou Uchawi en RDC pour, créent leurs collections grâce à l'inspiration que leur donne leur pays. Leurs pièces sont uniques et fabriquées à partir de matières de grande qualité, de matières nobles. Leurs ateliers sont sur place, et ces créateurs connaissent personnellement leurs couturiers et fabricants.

Avis (2 commentés)

  • Mélodie diallo le

    C’est marrant mon mari et moi parlions de la qualité des vêtements récemment on est des fois victimes de cette fast fashion .
    Cet article le décrit très bien ! On est dans une période de production en masse avec une mode qui change chaque semaine. Toujours à la recherche de prix imbattables ! Et finalement.. des vêtements que nous devons jeter après quelques lavages..

    Je suis une grande fan du wax, de sa qualité et ses couleurs :)
    Je suis ravie de lire un article qui met en avant non seulement le Talent des designers d’Afrique mais qui souligne la qualité " matière noble" comme vous le dites si bien.

    Tous mes encouragements avec la " fashion révolution " . Nous en avons besoin :)

  • Daloba le

    Merci pour ce superbe article. J’ai une vision plus claire du concept de la “Slow Fashion” vs “Fast Fashion”.
    J’encourage fortement cette initiative de sourcing & de vente responsable que prône Maibuje depuis son lancement.

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