AMEN TO VINTAGE EN FRANCE CRÉE DE L’IMPACT EN AFRIQUE

On en parlait déjà dans notre article sur la révolution des 4R vous expliquant les principes de l’économie circulaire poussant à Réduire, recycler, réutiliser et re-valoriser comme un style de vie en général et surtout lorsqu’il s’agit de vêtement !


MAIS EN FAIT, LA FRIPE C’EST QUOI EXACTEMENT : LE PRINCIPE DU VINTAGE


Déjà qu’entend-on par vintage, fripe et compagnie ? C’est un vêtement d’occasion revendu dans un circuit court par des associations caritatives ( dans le cadre de dons de particuliers) de petites boutiques locales sur le principe de dépôt vente (de particuliers ou de créateurs) et enfin lors de grande braderie ou déstockage d’une marque ou enseigne. C’est ce qui explique que l’on trouve parfois en chinant, des vêtements neufs jamais porté comme celui qui est usé parce que mal ou pas protégé.
























Quelle est la différence entre fripe ou vintage alors ? c’est que le vintage fait écho à une certaine authenticité, qualité et provenance retracé du vêtement ou de l’accessoire. Le vintage est donc beaucoup associé au pièce luxe rétro, ou celle que l’on peut rapprocher à un créateur de renom (Yves Saint Laurent, Hermès, Chanel..) de part leur apparence, techniques de couture ou tissus utilisés !


LA QUESTION DU DECHET TEXTILE 


Les placards débordent et les montagnes de déchets textiles s’accumulent un peu partout. Merci Fast fashion et sur-consommation, les prix tirés vers les bas pour ceux qui travaillent et la poudre aux yeux du consommateur ! L’industrie de l’habillement polluent, on s’en rend de mieux en mieux compte, le besoin de trouver de solutions pour revaloriser les déchets textiles se font ressentir.

Le relais en association qui collabore avec le réseau  Emmaüs. Ils assurent plus de la moitié de la collecte des vêtements en France ( 55%). C’est ainsi qu’après avoir centraliser toutes les collectes dans toute la france, l’association procède au tri des vêtements en vus de leur revalorisation. 



Pour agir à notre niveau pour la revalorisation des vêtements existant tout en gardant un véritable impact sur l’industrie textile en Afrique, la collection capsule de la collaboration Maibujé X Zeu P, la friperie nomade qui milite pour la «  re-industrie » en expliquant l’engagement pour un style de vie rétro et conscient, avec Nafoore Qâa, sénégalais, fondateur de l’expérience nomade et expert chineur !


LE RELAI EN AFRIQUE


En France, 56,8% des vêtements triés sont réutilisés dans les circuits de revente de seconde main ( friperie, boutique et autre marchés et marchands ) La bonne nouvelle c’est que 0,4% de ce trésor textile est détruit et non revalorisé! Chouette. Les autres 32% et 10% sont respectivement destinés au recyclages et à la revalorisation en tant que combustibles. 


Il est important de savoir que 15% des collectes gérées par le réseaux les relais (environs 3,5kg de vêtement donnés en moyenne par personne et par an en France) sont triés en Afrique dans l’un des 3 centres puis valoriser sur place dans le cadre d’un développement durable local. 


Maintenant la réutilisation ne se fait pas qu’en France, en réalité la consommation française des vêtements de seconde main représente entre 5 et 10% du tri. Le reste est exporté sur un marché lucratif et demandé de vêtements d’occasion en Afrique.

Environ 38% finissent en Afrique (14% rien qu’en Tunisie et 5% au Togo pour les plus gourmands) comme l’illustre l’image ci-dessous. 


Pour parler en chiffre que les milleniums comprennent ( money talk baby! ) ça représente 75 millions € à l’export pour la France. C’est le plus gros marché pour le pays, le Bénélux représentant que 12,1M€ d’export friperie en 2018 (sources Douanes Françaises). 

En plus côté création d’emploi difficile de faire mieux, surtout lorsque rendre compte des personnes en difficulté d’insertion professionnelle. 2500 emplois créés en France. 1500 Rien

que dans les centres de tris. Sachant que 15% du tris se fait en Afrique, on déduit un impact encore plus important car au bled, un emploi stable nourrit tout une famille ! 


Et oui c’est énorme, la vérité c’est que les dons de vêtements que vous faites sont tous revaloriser, un sujet d’article intéressant serait de savoir comment sont utilisés tous ces euros. Sont-ils réinjectés dans l’économie circulaire et l’industrie de la mode en France ? Spoiler alert, c’est le cas mais plusieurs éléments nous font froncer les sourcils !




COMMENT AGIR


Ne négligeons pas le volet recyclage de l’opération. Il représente tout de même un gros tiers des habits collectés sur l’année. Le recyclage permet d’avoir une vraie action écologique et durable sur les fibres en transformant la matière en du neuf ! ça on valide toujours, surtout lorsqu’on sait que 1,9 M€ sont consacré à la R&D et l’innovation depuis 10 ans de ’Eco TLC pourrait cofinancer dans le cadre, de son appel à projets R&D.


Il Faut le garder à l’esprit pour nuancer les faits du marketing, la pression des coûts existe comme dans toutes les industries. Cela poussent à délocaliser en Inde pour le recyclage et en Afrique comme solution de fin de vie des vêtements collectés en France.

En s’associant à l’organisation de divers évènements pour communiquer sur le geste de tri et la sensibilisation à la notion de “seconde vie”, Eco TLC promeut des actions inspirantes et tisse des liens entre les différents acteurs du secteur


Le Guide pratique “COLLECTER, TRIER, VALORISER LES TLC USAGÉS SUR MON TERRITOIRE” a été réédité en 2018 et est une véritable source pour trouver comment agir dans sa communauté tout en comprenant le sens et l’impact du vêtement du premier contact à sa fin de vie.


AGIR POUR PALIER AUX DÉCHETS DE VÊTEMENTS QUI S’AMASSENT EN AFRIQUE





















Il est important de vulgariser et démocratiser le mouvement circulaire surtout dans la mode. 

SI la majorité des français ont déjà adopté au moins une fois un geste d'éco responsabilité mode, le répété et en faire un style de vie est ce vers quoi nous devons tous tendre pas vrai ? 


En effet, l’importation massive de textiles de seconde main ainsi que les importations à bas coût de vêtements neufs de Chine ont créer une concurrence déloyale par rapport à  l’industrie locale qui aurait perdu plus de ¾ de sa capacité entre 1975 et le début des années 2000.

Les pays d’Afrique de l’est et centrale ont la volonté de se réinsérer en tant qu’acteur central de la production et du commerce local des produits coton, textiles et habillement. Surtout lorsque l’on sait que le potentiel textile de la région est estimé à 3 milliards de dollars d'ici à 2025,  comme le précise le rapport du travail des dirigeant de la zone EAC (Communauté d’Afrique de L’Est/East African Community).

Une chose est certaine, ce n’est point une question de ressource naturelle et de matière premi!re L’Afrique dispose d’un réel atout pour développer son industrie textile. Elle représente 10% de la production mondiale, elle produit un coton de belle qualité, car récolté à la main. Le Mali par exemple, fort de ses 725 000 tonnes de coton produites en 2017,arrive au premier rang de ses producteurs suivi du Burkina Faso dont la production tourne autour de 700 000 tonnes. 

Mettre en place un environnement commercial propice au développement de l’industrie textile du continent Africain serait donc une première étape vers l’indépendance textile du continent.

Pour cela, et en même trouver une véritable solution, inclusive et durable à la fin de vie des vêtements en France, encourager la consommation du vintage dans le pays est la clé. Cela permet également de renforcer les capacités et les techniques de recyclage en France, que l’on peut appliquer dans les autres secteurs et pays européens.


NOTRE CAPSULE VINTAGE UNE SÉLECTION QUI VA VOUS CONVERTIR


Holy Sape : amen to vintage, une histoire de Maibujé en collaboration avec Zeu P qui se situe dans les années 80s.

Un vêtement prêt à porter réparé, lavé, emballé en route vers toi ! Une façon de te convertir vers de bonne habitude avec classe, mais surtout avec sens. #StyleBlesse #SlayBlessed #Stayblessed


En fait, en interviewant notre communauté, nous nous sommes rendus comptes qu’il y avait autant de définition de mode écoresponsable de répondant à la question : c’est quoi pour toi la mode responsable ?


Une chose est sûre, c’est que cette mode consciente veut du bien à la planète mais surtout à ceux qui y vivent sans distinction. Chez Maibujé, nous définissons la mode responsable comme une mode #GloCal, circulaire ayant un impact environnemental et humain sur les collectivités locales mais aussi pour la planète. En Afrique et en France. Amen !

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